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Est-il vrai que votre première audition pour les producteurs n'a pas vraiment été un franc succès ? A ce moment-là, cela m'importait peu. Tout le monde agitait des scenarii et je ne savais pas si cela ne serait pas juste un autre "Loïs et Clark". Je me suis laissé dire que plusieurs semaines après cette audition, Kathleen Letterie a |
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réussi à convaincre les producteurs de vous auditionner à nouveau... Sept cents candidats sont venus auditionner pour ce rôle. Je me suis demandé ce que tous avaient bien pu mal faire pour ne pas être retenus. J'en suis venu à la conclusion que ce que voulaient les producteurs c'était du charisme, un certain sens de l'humour, du danger. Alors j'ai étudié les deux pages de scénario que l'on m'avait remises pour voir à quel moment je serais charismatique, à quel moment je mettrais une pointe d'humour ou une sensation de danger. Je me suis rendu à l'audition et c'était vraiment une belle journée. Vous savez, de ces journées qui commencent bien quand vous avez bien dormi, vous avez pris un bon café. De plus, je savais mes répliques. Quand je suis entré, le directeur de casting m'a demandé de bouger un peu et je suis allé jusqu'à lui répondre non, parce que je n'en avais pas envie. Les bons méchants font généralement leur chemin à Hollywood. Quels sont ceux qui vous inspirent dans votre travail ? Depuis la première fois que j'ai vu "Superman", le film, je suis un fan enthousiaste de Lex Luthor. On ne peut qu'aimer Gene Hackman, c'est incontournable. J'avais d'ailleurs peur de souffrir de la comparaison que ne manquerait pas de faire les gens. J'ai donc pris le parti de composer ce personnage avant qu'il ne soit développé. Tout le monde voit un méchant en Lex Luthor. Je voulais jouer ce rôle avec une vulnérabilité qui lui donnerait un certain réalisme. Je voulais le jouer juste, en suivant avec confiance les indications que l'on me donnait. Mais je dois dire que j'ai eu de la chance. Je ne m'imagine pas la désinvolture d'un méchant autrement que comme celle de Christopher Walken. J'adore Christopher Walken. Tom Welling et moi ne cessons de l'imiter quand nous sommes sur le plateau. Après un an et demi de tournage de la série, croyez-vous avoir votre personnage bien en mains ou bien pensez-vous devoir encore faire quelques ajustements ? Cela devient de plus en plus facile. Il faut se souvenir des répliques mégalomanes avec toujours le même genre de grands mots, et elles deviennent une partie de moi-même. J'apprends mes répliques dans l'avion entre Los Angeles et Vancouver et quand je me réveille, elles font partie de moi. Je n'ai pas besoin de chercher ce personnage, mais j'en apprends chaque semaine un peu plus sur lui. C'est plus facile pour nous tous aujourd'hui parce que pour le pilote et les premiers épisodes, nous étions rongés par la nervosité. Nous nous demandions sans cesse si nous n'allions pas être virés ou si nous faisions bien ce que l'on attendait de nous. Tout ça est vraiment bien plus facile maintenant. Est-il difficile pour vous de bien évaluer le moment où Lex devra cesser d'être ce gentil garçon un peu trop fouineur pour devenir l'incarnation du mal que les gens connaissent ? Cela viendra en son temps à cause de petites et de grandes choses qui constitueront son parcours. Pour le moment le public apprécie le personnage à cause de sa vulnérabilité. Il essaye d'être amical. Il essaye de démontrer au monde qu'il n'est pas seuleument un Luthor à l'image de son père. Le public le voit dans ces situations de terribles traumatismes comme de devoir assumer la mort de sa mère, d'avoir été un enfant chauve ou encore d'avoir grandi sans le moindre ami. C'est attendrissant. Quand le mal s'éveillera, je pense que tout ça deviendra un peu fou. Je crois que ça énervera le public. Le public ne pourra pas haïr Lex parce qu'il saura pourquoi il est maléfique ou plutôt pourquoi il l'est devenu. Je pense que les scénaristes feront de toute façon un excellent travail pour mettre tout ça en place. Pensez-vous que "Smallville" commence à bien mieux trouver ses marques que lors de la première saison ? La série continue de se développer. C'est comme une recette de cuisine: dans la série, nous essayons d'associer différents ingrédients. Certaines personnes la regardent pour les acteurs, d'autres pour les personnages, d'autres encore pour l'histoire. Donc c'est le mélange de tout ça qu'on essaye sans cesse d'améliorer. |
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